
Certains intellectuels français s’inquiètent aujourd’hui que l’on attaque sans cesse l’Eglise catholique et que l’on soit moins virulent avec les autres religions. Etranges avocats qui au passage laissent entendre insidieusement qu’il y a des religions (l’Islam) plus dangereuses que d’autres, pour notre société laïque et qui estiment à ce titre que l’on peut exonérer l’Eglise de ses prises de position obscurantistes.
Mais comment pourrait-on ne rien dire après les déclarations du numéro deux du Vatican, le cardinal secrétaire d'État Tarcisio Bertone, qui au terme d'une visite au Chili a déclaré que «nombre de psychologues et de psychiatres ont démontré qu'il n'y a pas de relation entre célibat et pédophilie, mais beaucoup d'autres ont démontré, et m'ont dit récemment, qu'il y a une relation entre homosexualité et pédophilie. C'est la vérité, c'est le problème.»
Le président du Mouvement pour l'intégration et la libération homosexuelle au Chili (Movilh) a justement considéré qu’ «il s'agit d'une stratégie perverse du Vatican qui cherche à fuir sa propre responsabilité (dans les affaires de pédophilie)»
Et la meilleure réponse vient sans doute d’Enrico Oliari, président de Gaylib Italia pour qui «puisqu'ils parlent la même langue, il serait opportun de transférer le Vatican à Téhéran », en allusion aux déclarations homophobes dont est coutumier le président iranien.